A partir du 27 février, l’Assemblée nationale ne connaitra plus Umaro Sissoco Embaló président de la République. La Commission permanente de l’Assemblée nationale populaire, convoquée par son président, le député Domingos Simões Pereira, considère que le mandat du Président de la République, Umaro Sissoco Embaló, aura cinq ans le 27 février 2025, l’investiture du nouveau Président de la République élu devrait avoir lieu le 27 février, conformément à l’article 182.° de la Loi électorale, ce qui ne peut se produire en raison du fait que les élections présidentielles n’ont pas eu lieu dans le délai légalement fixé;
La Loi électorale, et plus particulièrement les articles 3.° n.° 2 et à l’article 182.° dans les termes suivants: «La souveraineté nationale de la République de Guinée-Bissau réside dans le peuple, qui exerce le pouvoir politique directement ou par l’intermédiaire des organes de pouvoir élus démocratiquement” étant que l’élection des organes est une forme de manifestation de la souveraineté populaire et un des corollaires de la démocratie représentative qui, face à l’impossibilité de l’exercice direct et effectif du pouvoir, le délègue à certains organes, comme c’est le cas du Président de la République».
Par conséquent, et dans les termes légaux en vigueur, cinq ans après le terme du mandat du Président, à compter de la date de sa prise d’office et de serment dans un des hôtels de la capitale, nous sommes confrontés à l’expiration du mandat. Ce qui implique qu’il ne remplit plus les conditions pour exercer les pouvoirs contenus dans le mandat qu’il a pris le 27 février 2020. Ce qui suit : “Dans le cas où les élections législatives et présidentielles ne découlent pas de la dissolution de l’ANP et de la vacance du poste de président de la République, les élections ont lieu entre le 23 octobre et le 25 novembre de l’année correspondant à la fin de la législature et du mandat présidentiel”.
Un regard ou une appréciation littérale et isolée de cette disposition pourrait conduire à la conclusion que, tout jour et mois où se termine une législature ou un mandat présidentiel, les élections devraient avoir lieu entre le 23 octobre et le 25 novembre de la même année de l’expiration de la législature ou du mandat, ce qui impliquerait le maintien du Président de la République au pouvoir, le mandat étant déjà expiré. La Constitution ne voulait clairement pas que le mandat du président puisse être prolongé, en restant en fonction après l’expiration de son mandat.